mardi 24 mars 2015

Le retour


Le trip est fini. 
J'ai recueilli les commentaires et impressions de mes confrères de voyage à l'aéroport de Séoul en Corée du Sud en attendant notre vol pour Vancouver.

Danielle = Fesa chaud en titi pi y pleuva fort. La végétation est luxuriante et abondante. Petits hôtels microscopiques abondants, accueuil sympathique. Les coqs sont très matinal. Chauffeur privé très apprécié. Si tu prend un hôtel a Bali, ça prend absolument une piscine. Les Balinais sont très respectueux des coutumes et des traditions. Pour la bouffe, étonnement peu de fruits et de légumes. Les plages ne sont pas extraordinaires.

Pierre = Le peuple balinais est très calme. Nous avons expérimenté la mousson. Les rues sont transformées rapidement en rivières. J'aurais pas voulu conduire la bas. La mer est pas très propre. Si tu veux des belles plages va a Sept-Îles.

Micheline = Peuple souriant et beau. Végétation spectaculaire. Les affaires sont toutes proches mais ça peu prendre du temps pour se rendre.

Salutations de toute l'équipe! 

Salutations de notre petite balinaise favorite

Le riz


Départ de Pemuteran vers Sanur sur la côte sud-est. Il nous reste deux jours pour foirer avant le retour au pays et le 'Bad Trip' de l'avion. Encore un 24h dans les airs et un 15h à végéter dans les aéroports.
En attendant nous admirons le paysage. Nous sommes tous les 6 assis dans un minibus que j'ai négocié dans un 'Dive Shop'. La clim est dans le tapis et elle fournit à peine. Un stop pipi en chemin nous permet d'admirer une superbe rizière. 
L'Indonésie est le 3e producteur de riz au monde. Mais avec 6 millions de visiteurs par année et les 4 millions d'habitants de l'île, ils doivent maintenant en importer. Seulement 12% du territoire est cultivé, le reste c'est de la jungle et de la savane. Le riz, c'est la base de toute leur alimentation. En fait si on enlève la boule de riz qui se retrouve imancablement dans notre assiette, il ne reste vraiment pas grand chose. Leur cuisine est des plus rudimentaire. Le steak est cher et plus dur que la semelle de ma gougoune. Le poulet est famélique et très coriace. Les portions de légumes sont minuscules. C'est la boule de riz qui sauve le 'Show'.
Pour 45$us (c'est beaucoup d'argent dans un pays ou le salaire moyen du travailleur est 5$ par jour), les trappes à touristes vous offrent un cours de cuisine Indonésienne. Nous sommes tous d'accord pour dire que c'est de l'argent mal dépensé. 
En tout cas les rizières à étages, c'est un baume pour les yeux.


Ça, c'est l'exception à la règle, le 'Big Mouth Burger' de l'hôtel allemand à Tulamben. J'en ai pas bouffé un autre comme ça à Bali

Une rizière dans la région de Ubud

Cette personne c'est l'épouvantail. C'est vrai, c'est son job. Elle chasse les oiseaux.

Planter le riz, c'est une opération qui se fait à la main

Une rizière dans la région de Tanah lot. C'était notre pipi stop


Voici quelques trucs qu'on a bouffé sur l'île










Bien entendu, pour laver tout ce riz il n'y a rien comme une grosse Bintang!

lundi 23 mars 2015

La grande noirceur


Nous sommes le 21 mars, le lendemain de OGOH-OGOH. Tout est mort. On pourrait entendre péter un chien. Ce calme et ce silence est presque surréaliste considérant toute l'activité de la journée précédente. Même les poulets qui nous cassent les oreilles tous les jours à partir de 04:00h du matin se la ferment.
On nous avait avertis. Tout est fermé le lendemain de OGOH-OGOH. Tous les commerces, tous les restos, tous les bouibouis et même les hôtels. Oui, les hôtels aussi. Les clients n'ont pas le droit de sortir de l'enceinte, pas le droit de se promener dans la rue, d'aller à la beach. La police patrouille la plage et les rues. Si on se fait pincer à ne pas respecter les consignes, faut payer l'amande. À notre hôtel, trois femmes se pointent à 08:00h, 12:00h et 17:30h pendant une heure pour faire la bouffe des clients. Entre ces périodes, c'est nada; il n'y a aucun personnel de l'hôtel sur place. 
Délinquant comme toujours, je sort dans la rue pour tirer quelques photos. Une à gauche, une à droite pour le chien qui se demande ce qui se passe, une autre à gauche et en me retournant, à cinquante pieds de moi un flic qui se rapproche. J'ai aucune idée d'où il a bien pu sortir. Je me pousse à la course vers l'hôtel. Il me suit. Je traverse par un chantier de construction. Il vient gosser après le portail de l'hôtel. J'entre dans la chambre de Claude et Marie. S'il m'a vu, il va penser que c'est Claude et je vais être OK. C'est lui qui va se faire embarquer :) Finalement, il s'éloigne. C'est du sérieux. Plus de niaiseries. Je range la caméra.
Après souper, l'électricité est coupée dans tout l'hôtel sauf pour les quatre chambres qui sont occupées. Le bain de minuit est à éviter alors ne reste plus qu'à jouer aux cartes. À 19:30h, il fait noir comme en enfer. Nous sommes assis autour d'une petite table éclairée par le plafonnier du balcon. Sans crier gare, sans faire aucun bruit, quatre policiers surgissent de la noirceur et nous entourent. Ça parle en Indonésien. On se lance des regards obliques. Il y en a un qui s'approche et qui commence à fermer les lumières des balcons jusqu'à ce qu'il n'en reste plus qu'une toute petite. Ça se passe d'explications. Ils se retirent dans la noirceur comme ils sont arrivés.
Trente minutes plus tard, un bon coup aux cartes nous fait tous gueuler en même temps. Ça prends pas dix secondes que ce coup là c'est le proprio de l'hôtel qui se pointe et avec moulte salamalec nous demande de baisser le volume.
Ça finit de planter le clou et on s'en va tous se coucher. Il est 08:15 du soir. 


Avant la 'grande noirceur' nous avons pris soin de faire des provisions dans un frigo fourni spécialement pour l'occasion par l'hôtel


Rien d'autre à faire que de foirer à la piscine et picoler 

Rien sur la gauche

Rien sur la droite 

Rien dans la ruelle

Un chien teigneux qui se demande ou tout le monde a bien pu passer 

Fermé 

Fermé 

Quelque traces du passage de OGOH-OGOH

dimanche 22 mars 2015

OGOH-OGOH


OGOH-OGOH, c'est le 'Big Party' juste avant la 'Big Déprime' du lendemain. Nous sommes le 20 mars, les rues se remplissent de Balinais costumés de leurs plus beaux atouts. C'est une célébration à la grandeur de l'île de Bali. Toutes les villes, tous les villages fêtent le nouvel an hindoue. Des hommes et des femmes ont passé des semaines à construire des statues géantes de divinités et de démons tirés de leurs rêves et de leurs cauchemars. Les créations sont montées sur des structures en bambou et sont promenées dans les rues en une longue procession. C'est une compétition. Les gamelans battent le rythme. Des meneurs de claques dirigent les dizaines  d'hommes qui portent chaque effigie. Je suppose que le gagnant sera celui qui présentera la plus belle monstruosité (sic). Certaines ont plus de vingt pieds de haut. On reconnaît Barong le Muppet géant qui représente le bien et aussi Ragna la sorcière, personnification du mal; mais en parlant avec des Balinais on se rend compte que certaines de ces créations n'ont de sens que pour leur créateur. À la fin de la journée elles vont être jetés dans un grand feu pour exorciser les mauvais esprits.
Nous sommes là à prendre frénétiquement des photos. Comme pour nous accommoder le cortège en entier fait une légère pause pour permettre de prendre la pose.
C'est tout à fait délirant.

Le cortège arrive 

Les petites reines 





Les gamelans battent la mesure 

Les porteurs


Il y a des touristes qui participent



Les types en avant, c'est la police





La foule ferme la marche



samedi 21 mars 2015

L'avant-première


Le 20 mars vers 15:30h la plage de Pemuteran est envahie par plus de 1500 Balinais en tenue de cérémonie. Il en sort de partout. La douzaine de touristes qui sont sur place sortent leurs caméras.
Une grande table est installée directement sur la plage et des centaines d'offrandes aux dieux sont déposées dessus. La table est chargée de fruits, de riz, d'argent, d'animaux vivants et morts, de statues et bien d'autre présents.
Une cérémonie s'ensuit. La musique bat son plein. Les gamelans se font une compétition déchaînée.  À un certain moment un bateau est chargé avec une partie des offrandes, met les voiles (en fait il n'a pas de voiles, c'est seulement une belle expression; il a un moteur) et disparaît à l'horizon. Nous supposons que le contenu de l'embarcation a été expédié par dessus bord a un moment donné.
La cérémonie se termine vers 17:00. les prêtres se taisent. La foule se disperse. Les présents sur la table sont récupérés, probablement par les propriétaires. L'hôtel est démonté. Il ne reste plus aucune trace de l'évènement si ce n'est des déchets sur la plage.
Tout ça c'est l'avant première du OGOH-OGOH.


La procession arrive

La foule chauffée à bloc 

La table pour les offrandes 



Party time!




L'hôtel

Les offrandes 


vendredi 20 mars 2015

L'île de Menjangan


Le lendemain de notre réservation pour le trip de snorkling nous nous pointons au 'Dive Shop' pour choisir nos équipements et c'est un départ. Vingt minutes de bus jusqu'au port de mer, puis cinquante minutes de bateau pour franchir les dix milles marins qui nous séparent de l'île de Menjangan. 
Durant la traversée nous croisons des centaines de déchets qui flottent à la surface, surtout du plastique. Il n'y a pratiquement pas de vent et la surface de l'eau est relativement calme. Nous pouvons voir des détritus très loin.
Notre premier stop à Menjangan est sur la côte sud qui fait face au littoral de Bali. Nous ancrons dans vingt pieds d'eau. La surface ressemble à une poubelle. Le vent pousse les détritus ici. J'ai de la difficulté à croire que nous allons sauter là dedans et pourtant c'est bien le cas. 
Pas question de sauter. Je me fais un trou du bout de ma palme et hop! dans la flotte. Nous nageons dans les déchets, certains sont des morceaux de plantes mais la plupart sont de production humaine. C'est un très beau récif. Au fond, beaucoup de poissons et de vie marine. C'est à la surface que la sauce se gâte. 
Après 90 minutes de slalom entre les tas, c'est  l'heure de casser la croute. J'en profite pour questionner le 'Dive Master'. Voici l'explication. 
Après une bonne pluie (nous sommes à la fin de la mousson et il pleut un peu presque tous les jours), toute la cochonnerie qui est jetée dans les caniveaux, fossés, lits de rivière et routes est rejeté à la mer et toute cette merde est poussée vers le large par le vent.
Nous levons l'ancre et déplaçons la bateau vers la côte  nord de l'île. Miracle! Pas un détritus à l'horizon. Attachés à une bouée d'amarrage, nous avons 90 minutes pour jouir du paysage sous-marin impeccable, puis c'est le retour au bercail.


Le petit port d'embarquement 

C'est aussi ici que les plongeurs qui vont à l'île embarquent

Pour sortir du trou, il faut jouer à 'Kick the other boat' 

Les embarcation sont suffisamment déglinguées pour qu'ils ne tentent jamais la traversée seuls. La sécurité dans le nombre :) 

Pauvre océan 



Malgré tout, la beautée est là sous les flots

Beaucoup de méduses sur la côte sud. J'en ai eu une qui a fait du taxi dans mon dos sous mon T-shirt. Elles sont pas très grosses mais elles piquent. On s'en rend immédiatement compte si on les tripottes 



Notre Taxi nous attends